Un problème de gabarit, pas de puissance
Une supérette de 400 m² n'a pas besoin d'une autolaveuse de 2 000 m²/h. Elle a besoin d'une machine qui passe entre les gondoles, qui contourne les palettes de réassort et qui ne bloque pas l'allée pendant que les clients font leurs courses. C'est exactement le cahier des charges du ET1 : 50 × 38 cm au sol, un passage minimal annoncé de 50 cm de largeur et 60 cm de hauteur, et environ 45 kg.
Sa largeur de travail est de 30 cm en récurage et de 39 cm en balayage et aspiration. Ce format permet de préparer des parcours entre les rayonnages et autour du mobilier. Le test met en regard la surface accessible et le temps disponible pour le nettoyage.
Quatre usages, une seule machine
Le 4-en-1 du constructeur désigne le balayage, l'aspiration, le récurage et le dépoussiérage. L'avant du robot balaie et aspire, ce qui retire les débris secs avant qu'ils ne passent sous le rouleau ; l'arrière récure et reprend l'eau. Le même rouleau de 30 cm sert au dépoussiérage des sols durs.
Cette organisation avant-arrière évite le défaut classique des petites laveuses : pousser des miettes, des emballages ou des cheveux dans l'eau sale et les étaler. Elle explique aussi pourquoi le ET1 convient à la restauration, où serviettes, pailles et restes de repas tombent au sol en continu.
Ce que fait l'eau chaude
C'est la vraie singularité du modèle. La station chauffe l'eau jusqu'à 85 °C selon le constructeur, et la maintient à température pendant le cycle. Sur un sol de restaurant, un sas d'entrée en hiver ou un rayon boissons, la salissure n'est pas de la poussière : c'est du gras et du collant. L'action mécanique d'un rouleau à 800 tr/min y contribue, la température fait le reste.
Le rouleau se rince en continu pendant le travail, ce qui évite de repromener la saleté d'un bout à l'autre du magasin. L'aspiration à 20 kPa reprend l'eau sale dans la foulée, et le sol redevient praticable rapidement : dans un commerce ouvert, un sol mouillé est un risque, pas un détail.
La station fait le vrai travail d'exploitation
Huit fonctions : recharge, remplissage d'eau propre, évacuation des eaux usées, dosage du détergent, rinçage du rouleau, rinçage de la raclette, essorage et chauffage de l'eau. C'est ce qui rend le robot tenable dans un commerce où personne n'a de temps à lui consacrer. La collecte des poussières est également automatisée en fin de cycle : selon le constructeur, le conteneur n'est à vider qu'environ une fois par semaine.
Attention toutefois à la nuance : maintenance automatisée ne veut pas dire absence de maintenance. Le ET1 reste une machine professionnelle. Dans notre dispositif, cet entretien périodique est inclus dans le loyer et réalisé par la personne qui a installé le robot chez vous.
Points de vigilance, et comment notre service les couvre
Les réservoirs sont petits par construction : 8 litres d'eau propre, 7,2 d'eau sale. C'est cohérent avec la surface visée, mais cela suppose des retours en station plus fréquents sur les sites très salissants. L'autonomie annoncée, de 2,5 à 4 h, dépend fortement du mode retenu. Et la productivité de 300 à 720 m²/h est une valeur maximale constructeur, pas une surface garantie : un site encombré, avec beaucoup de changements de direction, s'en éloigne.
La plaquette constructeur diffusée en septembre 2026 a complété la fiche : niveau sonore inférieur à 65 dB(A), intégration ascenseur, franchissement de 20 mm d'obstacle et de 30 mm d'interstice, rouleau de 80 mm appuyé à 5 000 Pa. Restent non publiés à ce jour : pente maximale, indice IP et durée de vie exacte des consommables. Nous les ajouterons dès qu'ils seront disponibles. En attendant, le dimensionnement se valide sur vos surfaces réelles, pendant la démo : c'est le seul chiffre qui vous engage.