Pudu BG1 Pro ou Tennant T16AMR : le duel des grosses autolaveuses industrielles
20 juillet 2026 · 7 min de lecture · Mis à jour 07/2026

Deux façons de robotiser un entrepôt de 20 000 m². Le Tennant T16AMR, autolaveuse autoportée éprouvée à qui l'on a greffé un cerveau autonome dès 2021. Le Pudu BG1 Pro, conçu en 2026 autour de l'IA et d'une station qui le rend indépendant du personnel.
Balayer et laver dans le même mouvement
Les deux machines combinent ramassage des débris et lavage humide en une passe, mais différemment. Le T16AMR mise sur deux brosses cylindriques de 205 mm qui balaient les petits déchets vers une trémie de 14 L tout en frottant avec une pression de 91 kg, valeur considérable pensée pour arracher les traces de pneus d'engins et les salissures grasses d'atelier. Sa largeur de lavage atteint 910 mm, avec une raclette de 1 070 mm et une aspiration qui sèche en un passage, et sa technologie d'eau électrisée nettoie sans détergent chimique sur une large gamme de salissures.
Le BG1 Pro adopte une architecture plus récente et plus fine : brosse disque extensible, rouleau de balayage et brosses latérales, pour une largeur de 550 mm portée à 708 mm. Il marque des points sur deux idées que le Tennant n'a pas. D'abord la brosse disque physiquement extensible, qui va chercher la crasse au ras des murs et des pieds de rayonnage, là où s'accumulent poussière et résidus et où les robots à châssis rigide laissent une bande non nettoyée. Ensuite le pilotage par IA : la pression se renforce sur les taches, le dosage de détergent est ajusté au millilitre, et le rouleau se rétracte face à une flaque pour ne pas l'étaler. Pudu revendique 2 000 m²/h en couverture et jusqu'à 6 000 m²/h en mode spot, quand l'IA cible les seules zones sales. Le T16AMR n'affiche pas de rendement autonome officiel, et sa vitesse tombe à 0,97 m/s en mode robot. On compare une machine plus étroite mais plus intelligente dans le choix de ce qu'elle nettoie, à une machine plus large mais qui repasse tout, plus lentement.
Les cuves : là où le Tennant écrase le débat
La contenance des réservoirs raconte l'histoire inverse, et c'est l'atout numéro un du T16AMR. Il embarque 190 L d'eau propre et 225 L d'eau sale, plus la trémie de 14 L, quand le Pudu se contente de 75 et 60 L, d'un bac de 5 L et d'environ 7 L de détergent. Le Tennant transporte deux fois et demie plus d'eau propre et près de quatre fois plus d'eau sale : il enchaîne de très longues sessions sans jamais s'arrêter pour vider et refaire le plein, argument massue sur un entrepôt géant où chaque interruption coûte du temps de rotation. Le BG1 Pro rétablit l'équilibre par la ruse : ses petites cuves ne sont pas pensées pour tenir seules toute une nuit, mais pour dialoguer avec une station qui les remplit et les vide automatiquement. Le débat n'oppose donc pas seulement 190 L à 75 L, il oppose une grande cuve rechargée à la main à une petite cuve rechargée toute seule.
Encombrement et mobilité
Le gabarit sépare nettement les deux. Le T16AMR est un mastodonte : 2 030 × 1 070 × 1 475 mm pour 635 à 785 kg, passage minimal de 1 450 mm et large rayon de demi-tour, réservé aux travées larges. Le BG1 Pro est plus compact : 1 195 × 760 × 1 303 mm pour 344 kg, passage de 850 mm, ce qui élargit l'éventail des sites où le déployer, et deux fois moins lourd, ce qui compte pour la charge admissible des sols et la sécurité au contact. Il est aussi plus rapide en autonome, 1,2 contre 0,97 m/s. Ce que le Tennant perd en agilité, il le regagne en robustesse perçue : une machine de 700 kg sur une base d'autolaveuse industrielle éprouvée inspire une confiance mécanique qu'un modèle de 2026 doit encore prouver.
Énergie et station : la ligne de partage du 24/7
Le BG1 Pro fonctionne sur une batterie lithium de 90 Ah en 48 V, environ 4,3 kWh, pour 7,5 h en balayage plus lavage, recharge en 3 h sur alimentation suffisante, une architecture pensée pour 2026. Le T16AMR laisse le choix entre plomb (autonomie 4 h) et lithium (5,5 h, avec charge d'opportunité jusqu'à une longue journée cumulée) ; que Tennant propose encore le plomb en 2026 rassure les sites qui veulent une chimie connue, mais signale une plateforme aux fondations plus anciennes. Surtout, le T16AMR n'a pas de station automatique : ses immenses cuves sont la réponse à cette absence, mais au bout du plein, il faut un opérateur pour vider 225 L d'eau sale, rincer et refaire 190 L. Le BG1 Pro, lui, se couple à une station tout-en-un optionnelle qui remplit, vidange et recharge sans opérateur : il travaille la nuit, revient se ravitailler seul et repart, transformant la faiblesse apparente de ses petites cuves en non-problème. Le Pudu vise l'autonomie d'exploitation complète, le Tennant la longue autonomie hydraulique entre deux interventions humaines.
Navigation et sécurité : perception moderne contre cadre certifié
Le T16AMR tourne sous une pile logicielle mature avec apprentissage de parcours, qu'il mémorise puis rejoue, épaulé de LiDAR avant et latéraux et de caméras. C'est robuste et massivement déployé, mais fondamentalement pensé pour rejouer des trajets appris. Le BG1 Pro s'appuie sur une fusion LiDAR 3D et SLAM visuel 3D sur moteur bi-puce : la perception 3D lui donne une localisation stable dans les halls hauts, la nuit et en environnement perturbé, et autorise le spot cleaning see-and-clean où il voit une salissure et va la traiter. Mais sur la certification, le Tennant reprend l'avantage : le T16AMR est homologué selon les référentiels nord-américains des machines de nettoyage autonomes, avec double arrêt d'urgence, projection lumineuse au sol, alarme de recul et klaxon. Le BG1 Pro ne publie à date aucune certification de sécurité. La perception du Pudu est plus moderne, le cadre normatif du Tennant mieux établi ; pour un site qui exige un cadre certifié par un tiers avant de laisser un robot circuler parmi le personnel, le Tennant présente un dossier que le Pudu n'a pas encore publié.
Connectivité, prix et maturité
Le BG1 Pro s'inscrit dans un écosystème de supervision cloud avec 4G, Wi-Fi, Bluetooth et gestion ascenseurs en option, adossé à un déploiement mondial large et à une même logique de flotte : un exploitant qui gère déjà des robots Pudu retrouve une console familière. Le T16AMR s'appuie sur une pile logicielle tierce mature, remontée cellulaire, rapports cloud et cartes de chaleur, éprouvée de longue date chez plusieurs fabricants. Nous n'affichons pas de prix, les deux se vendant sur devis. Le Pudu construit sa valeur sur le rapport entre ce qu'il coûte et le travail humain qu'il fait économiser : plus léger, plus rapide, en boucle fermée avec sa station, il réduit potentiellement la main-d'œuvre plus qu'un robot qui, malgré ses grandes cuves, réclame un opérateur pour se ravitailler. Le Tennant offre la valeur rassurante d'un constructeur installé, d'un réseau de service dense et d'une longévité mécanique connue. Sur la maturité, le T16AMR, commercialisé depuis 2021, a cinq ans de correctifs et de rodage du SAV, quand le BG1 Pro, dévoilé en mars 2026, a un recul quasi nul mais une première référence européenne réelle chez un grand prestataire de facility management, signal de confiance pour un produit neuf.
Verdict
Le BG1 Pro s'impose parce qu'il répond mieux à la question que se posent la plupart des exploitants en 2026 : comment nettoyer une grande surface en retirant le maximum de travail humain, avec une machine qui s'adapte à ce qu'elle voit. Il balaie et lave en une passe comme le Tennant, mais ajoute une brosse extensible qui va chercher les bords, un dosage piloté au millilitre, un boost de pression sur les taches et un mode spot jusqu'à 6 000 m²/h. Il est plus léger de moitié, plus étroit d'allée, plus rapide, et repose sur une batterie lithium 48 V moderne. Surtout, sa station tout-en-un lui ouvre l'exploitation continue sans opérateur, là où les grandes cuves du Tennant finissent toujours par exiger quelqu'un pour vider, rincer et remplir. Reste que ce verdict n'est pas un blanc-seing : le T16AMR domine sans discussion sur la capacité brute, ses cuves lui permettent d'avaler des surfaces gigantesques sans se ravitailler, ce qu'aucune station ne remplace là où les points d'eau sont éloignés ; ses brosses cylindriques et sa pression de 91 kg attaquent les traces de pneus plus frontalement qu'un disque ; sa masse lui donne une robustesse que le Pudu doit encore prouver ; et il possède une certification de sécurité tierce, un service après-vente mondial et un logiciel rodé par cinq ans d'usage. Pour un entrepôt de très gros volume, aux allées larges, sans possibilité d'installer une station, qui exige un cadre normatif certifié et un partenaire installé de longue date, le T16AMR reste le choix le plus sûr. Le match oppose la puissance éprouvée à l'intelligence autonome : robotiser réellement l'exploitation et sortir l'humain de la boucle nocturne, le BG1 Pro l'emporte, l'arbitrage final se validant sur votre site lors d'un audit.
Questions fréquentes
Le Tennant a de bien plus grandes cuves, pourquoi choisir le BG1 Pro ?
Lequel pour un cadre de sécurité certifié ?
Lequel nettoie le plus finement les bords ?
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