Comparatif

Pudu MT1 Vac ou SoftBank Whiz : le nouveau venu face à la référence de l'hôtellerie

20 juillet 2026 · 7 min de lecture · Mis à jour 07/2026

Couloir d'hôtel moquetté avec chariot de ménage

Le SoftBank Whiz, aspirateur autonome le plus diffusé de la planète et référence de l'hôtellerie, face au Pudu MT1 Vac lancé en 2025, d'une génération plus récente. Le monde du nettoyage autonome a avancé en six ans, et le challenger le montre chiffre après chiffre.

Deux philosophies de l'aspiration

Le Whiz est un pur aspirateur sec : une brosse rotative agite les fibres pendant qu'une turbine tire la poussière vers un sac, avec une filtration HEPA excellente qui capte 99,97 % des particules fines. Il fait une chose et la fait bien depuis 2019, mais il ne balaie pas les gros débris, il n'essuie rien, il ne lave pas. Le MT1 Vac joue une autre partition : il balaie, aspire et fait du dust mopping, trois fonctions à sec dans un même châssis, ce qui change la donne dès qu'un établissement mélange moquette de couloir, carrelage de hall et marbre de réception, c'est-à-dire la quasi-totalité des hôtels réels.

C'est sur la puissance d'aspiration que l'écart se creuse le plus : le MT1 Vac inaugure une architecture à double turbine à deux conduits d'air indépendants, que Pudu revendique comme une première industrielle, pour une efficacité annoncée supérieure de 200 % à un aspirateur commercial classique. Le Whiz n'a jamais publié sa dépression, silence d'ailleurs commun aux deux machines, mais son architecture mono-turbine de 2019 appartient à une autre époque de l'ingénierie. Sur la filtration, léger avantage au challenger sur la souplesse : le MT1 Vac est livré en HEPA H11 et propose en option un H13 qui monte à 99,97 %, le niveau du Whiz, quand le Whiz reste figé dans sa configuration unique.

Rendement et largeur

Un robot se juge d'abord à la surface qu'il traite dans un temps donné. Le MT1 Vac atteint 1 400 m²/h, quand le Whiz se situe entre 465 et 557 m²/h : le robot de Pudu traite en une heure ce que le Whiz met près de trois heures à faire. Cela tient à deux facteurs, une voie d'aspiration extra-large de 55 cm qui abat plus de surface par passage, et la vitesse, réglable de 0,2 à 1,2 m/s pour le MT1 Vac contre 0,5 m/s pour le Whiz. Le Whiz avance au pas d'un promeneur, comportement policé qui n'a jamais effrayé personne dans un couloir occupé, mais le MT1 Vac étant à vitesse réglable, il peut lui aussi ralentir dans les zones fréquentées et n'accélérer que là où c'est pertinent.

Vidage et collecte

Voilà un critère que les équipes vivent tous les jours : à quelle fréquence s'arrêter pour vider. Le Whiz embarque un sac de 4 L, porté à 6,3 L sur le Whiz i. C'est peu, et sur une moquette poussiéreuse cela impose des vidages fréquents, autant d'interruptions qui mobilisent un agent. Le MT1 Vac adopte la séparation poussière-déchets : deux sacs à poussière totalisant 14 L, plus un bac à déchets de 6 L, soit 20 L au total, avec une architecture qui trie la poussière fine des débris pour espacer les interventions. Pudu illustre le gain par un scénario parlant : sur une moquette d'hôtel de 1 000 m², le robot peut tourner plusieurs jours sans qu'on ait à le vider. Et la maintenance se fait sans outil, en quelques secondes, pour le dust mop, les bacs, le rouleau et les brosses.

Moquette, sols durs et polyvalence

Le Whiz a été conçu pour la moquette, sa spécialité rare qui explique sa domination en hôtellerie. Le MT1 Vac ne se contente pas de rivaliser sur le tapis : il traite aussi les sols durs et passe de l'un à l'autre grâce à une reconnaissance du type de sol par IA, ses capteurs identifiant la surface en temps réel et ajustant pression, vitesse de rouleau et puissance d'aspiration, protégeant au passage les revêtements délicats. Un hall qui enchaîne marbre, carrelage et moquette est traité en une seule mission continue, sans reprogrammer quoi que ce soit. Le Whiz, lui, reste sur son tapis. Le MT1 Vac ajoute même un aspirateur à main d'extension pour les plinthes, le dessous des canapés et les surfaces en hauteur, des endroits qu'aucun robot roulant n'atteint.

Énergie : l'atout du Whiz

Ici, le Whiz marque un vrai point. Sa batterie est amovible à chaud : quand elle est vide, l'opérateur la remplace en quelques instants et le robot repart, sans temps d'immobilisation. Avec deux ou trois batteries en rotation, un Whiz ne s'arrête jamais, atout précieux en hôtellerie où le nettoyage se fait souvent la nuit sur une fenêtre courte. Le MT1 Vac ne propose pas d'échange à chaud : il compte sur une batterie 60 Ah, une autonomie de 3 à 6,5 h, une charge en moins de 3,5 h et surtout une station de charge qui autorise une exploitation continue. Le Whiz mise sur l'humain qui change la batterie, le MT1 Vac sur le robot qui retourne seul se recharger. Sur une exploitation vraiment continue avec dock, l'approche du MT1 Vac est la plus autonome ; sur une fenêtre de nuit unique sans dock installé, le hot-swap du Whiz garde son intérêt.

Navigation et preuve de nettoyage

Le Whiz s'appuie sur BrainOS et une méthode teach and repeat : un opérateur pousse le robot le long du parcours, la machine le mémorise, jusqu'à 600 routes, puis les rejoue en contournant les personnes. C'est robuste et prévisible, la recette de sa fiabilité, mais chaque route doit être apprise manuellement, logique de 2019 qui suppose une mise en service par un opérateur formé. Le MT1 Vac joue la navigation moderne, une fusion visuelle et LiDAR qui s'adapte en temps réel, détecte les déchets pendant les patrouilles pour un nettoyage ciblé, reconnaît le type de sol et gère les ascenseurs et portiques connectés pour changer d'étage seul, capacité que le Whiz ne revendique pas.

Sur la preuve de nettoyage, le Whiz conserve de sérieux arguments : sa plateforme cloud fournit métriques, preuve de passage, rapports et notifications, un écosystème poli par six ans de déploiement auquel les grands comptes de l'hôtellerie se fient. Le MT1 Vac ne part pas les mains vides, avec application, rapports cloud et API ouverte, couverture comparable sur le papier, mais Pudu communique moins sur les détails de sécurité et d'hébergement. Sur la maturité éprouvée du reporting, le Whiz garde l'avantage ; sur la modernité de la plateforme, le MT1 Vac est au moins à parité.

Positionnement et cycle de vie

Nous n'affichons pas de tarifs. En relatif, selon les tarifs distributeurs constatés, la machine la plus récente et la plus polyvalente, celle qui traite près de trois fois plus de mètres carrés à l'heure, se positionne aussi comme la plus compétitive à l'achat comme en location, ce qui produit un retour sur investissement sans équivalent chez le concurrent. Le Whiz garde pour lui son statut de référence installée, l'un des robots de service les plus vendus au monde, avec un logiciel d'une fiabilité démontrée sur des millions d'heures et des références hôtelières nombreuses. Mais il paye sa longévité au prix fort : sa gamme est en fin de cycle, et SoftBank oriente désormais ses clients vers d'autres machines de son portefeuille. Acheter aujourd'hui un Whiz neuf, c'est investir dans une plateforme de 2019 que son propre fabricant met au second plan.

Verdict

Le MT1 Vac remporte ce duel, et il le remporte bien. Il gagne sur l'aspiration avec sa double turbine, sur le rendement à 1 400 m²/h contre 465 à 557, soit près du triple, sur la polyvalence en traitant balayage, aspiration et dépoussiérage, moquette et sols durs quand le Whiz reste cantonné au tapis, sur l'autonomie de collecte avec ses 20 L séparés, sur la navigation avec sa fusion et sa gestion des ascenseurs, et sur le positionnement tarifaire. Il s'inscrit sur une plateforme de 2025 en pleine ascension, quand son adversaire appartient à une gamme que SoftBank laisse s'éteindre. Faut-il enterrer le Whiz ? Non : sa batterie échangeable à chaud et sa maturité de terrain en font une option raisonnable pour un hôtel qui n'a besoin que d'aspirer de la moquette et que la fin de gamme n'effraie pas à court terme. Mais pour tout établissement qui investit en pensant aux cinq prochaines années, le MT1 Vac dépasse la référence historique sur presque tous les critères du quotidien. Le juste choix se confirme en conditions réelles, sur vos moquettes et vos sols durs.

Questions fréquentes

Le MT1 Vac remplace-t-il vraiment le Whiz sur moquette ?
Il traite la moquette comme le Whiz, mais avec une aspiration à double turbine, un rendement près de trois fois supérieur et, en plus, les sols durs et un aspirateur à main d'extension. Il élargit le périmètre là où le Whiz reste un pur aspirateur de tapis.
Le Whiz a-t-il encore un intérêt ?
Oui pour un hôtel qui n'a besoin que d'aspirer de la moquette et qui valorise sa batterie échangeable à chaud et sa plateforme de preuve de nettoyage éprouvée. Le point de vigilance est sa gamme en fin de cycle, SoftBank orientant ses clients vers d'autres machines.
Combien de temps le MT1 Vac tourne-t-il sans vidage ?
Grâce à ses 20 L répartis entre deux sacs à poussière et un bac à déchets, il peut tourner plusieurs jours sur une moquette d'hôtel typique avant vidage, contre 6,3 L pour le Whiz i. L'autonomie exacte dépend de l'empoussièrement du site.

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