Comparatif

Pudu CC1 Pro ou Gausium Mira : le duel des compacts multifonctions premium

21 juillet 2026 · 7 min de lecture · Mis à jour 07/2026

Détail d'un sol dur fraîchement lavé

Deux compacts multifonctions récents pour retail, hôtellerie, bureaux et santé, mais deux signatures techniques nettes. Le Pudu CC1 Pro, 4-en-1 certifié qui vérifie son propre travail par caméra. Le Gausium Mira, plus gros réservoirs et déploiement sans cartographie préalable, qui balaie et lave en même temps.

Deux compacts premium, deux gabarits

Les deux robots visent les surfaces moyennes des bâtiments tertiaires et commerciaux, mais ils n'ont pas la même carrure. Le CC1 Pro tient dans 629 × 552 × 695 mm pour 75 kg. Le Mira mesure 680 × 550 × 900 mm pour 130 kg, soit presque le double du poids et une hauteur nettement supérieure. Le Pudu est donc plus léger, plus bas et plus discret, un atout dans les couloirs meublés et les zones occupées ; le Gausium assume une masse plus élevée pour porter de plus grands réservoirs et une suite de capteurs plus fournie. Tous deux se faufilent dans des passages étroits, le Mira demandant 660 mm et un demi-tour de 950 mm. Deux philosophies du compact : l'allègement d'un côté, la capacité de l'autre.

Le nettoyage : le 4-en-1 vérifié contre le balayage-lavage simultané

Le CC1 Pro est un 4-en-1 : il balaie, lave, aspire, moquette comprise avec le kit dédié, et dépoussière. Sa largeur de travail est de 500 mm, et sa signature tient dans une idée simple mais rare : il vérifie son propre travail. Une caméra IA contrôle le résultat derrière la machine, repère les zones mal nettoyées et les relave, ce qui transforme le robot en outil qui produit une preuve de qualité, pas seulement un passage. Le dosage de l'eau est piloté par un contrôle d'intensité par IA qui module la chimie selon la salissure. Le Mira, lui, joue le balayage et le lavage en un même passage : un rouleau avant balaie pendant que deux disques arrière lavent, sous une pression de brosse documentée de 25 kg, avec une largeur de 400 mm en lavage, 750 mm en balayage et 620 mm en dépoussiérage selon le mode. C'est une approche efficace pour traiter en une passe ce que d'autres font en deux, mais le Mira ne prend pas la moquette, quand le CC1 Pro la couvre avec son kit.

Réservoirs, rendement et endurance

Sur la capacité en eau, le Mira prend l'avantage arithmétique : 22 litres d'eau propre et 20 d'eau sale, contre 15 et 15 pour le CC1 Pro. Plus de cuve, c'est plus de mètres carrés entre deux remplissages. Côté rendement, il faut lire chaque mode séparément. Le CC1 Pro annonce 700 à 1 000 m²/h en couverture complète et 1 500 à 3 000 m²/h en mode spot IA, quand il concentre son effort sur les zones repérées comme sales. Le Mira publie trois valeurs par mode : 2 016 m²/h en lavage, 3 780 m²/h en balayage et 3 124 m²/h en dépoussiérage. En débit brut de couverture, le Mira est plus rapide, porté par une vitesse de 1,4 m/s, et son balayage simultané abat du terrain. Le CC1 Pro compense par son mode spot IA, qui vise l'efficacité utile plutôt que la couverture systématique. Sur l'endurance, les deux se tiennent, 5 à 9 heures selon le mode pour le Pudu, 4 à 10 heures pour le Gausium, ce dernier ne publiant toutefois pas la tension de sa batterie, ce qui empêche d'en calculer l'énergie réelle.

Mise en service et navigation

C'est le terrain de la signature du Mira. Grâce à sa fonction Drop & Go, il se déploie sans cartographie préalable : on le pose, il s'auto-explore et s'adapte en temps réel aux changements de l'environnement, ce qui raccourcit fortement la mise en service. Sa perception est très riche, avec plus de vingt capteurs annoncés, LiDAR 3D, lasers 2D, caméras 3D, radar à ondes millimétriques et ultrasons, au service d'un évitement intelligent et d'un re-routage en temps réel. Le CC1 Pro s'appuie sur le SLAM maison de Pudu, une fusion de SLAM visuel et laser, avec gestion multi-cartes et multi-étages, et une dotation de caméras et de LiDAR solide, mais il passe par une cartographie initiale plus classique. Sur la rapidité de déploiement et la densité de capteurs, le Mira a l'avantage ; sur l'exploitation multi-niveaux et la maturité du moteur de navigation, le CC1 Pro tient son rang.

Sécurité et certification : l'atout du CC1 Pro

Voilà un critère où l'écart est net et rarement mis en avant. Le CC1 Pro affiche la conformité à la norme IEC 63327, la référence de sécurité pour les autolaveuses autonomes, ce qui autorise formellement la machine à évoluer parmi le public avec un niveau de fiabilité fonctionnelle démontré. Le Mira, malgré sa suite de capteurs impressionnante, ne publie pas de conformité à cette norme. Sur le papier, la richesse de perception du Gausium est supérieure, mais une certification tierce n'est pas une question de nombre de capteurs, c'est une preuve documentée. Pour un établissement de santé, un aéroport ou un centre commercial qui doit justifier la sécurité d'un robot devant ses usagers, la conformité IEC 63327 du CC1 Pro est un argument concret que le Mira ne peut pas opposer en l'état.

Exploitation autonome et stations

Les deux robots visent une exploitation continue via des stations. Le CC1 Pro dispose d'un dock complet pour le retour et la recharge, et l'écosystème Pudu propose une station d'eau qui gère remplissage, vidange et dosage du détergent sans travaux de plomberie. Le Mira propose lui aussi une station de charge et une workstation optionnelle qui automatise charge, remplissage et vidange, avec une maintenance quotidienne réduite grâce au rinçage automatique de la cuve d'eau sale et du circuit d'aspiration. Sur le principe, les deux se rejoignent : l'exploitation vraiment continue passe par l'ajout d'une station qui gère l'eau, vendue en option de part et d'autre. Le Mira met en avant des cuves plus grandes qui espacent les cycles ; le CC1 Pro, sa station d'eau éprouvée et son contrôle du résultat par caméra qui limite les reprises.

Maturité et reconnaissance

Sur ce terrain, aucun des deux ne met en avant de reference client nominative, et nous ne reprenons aucun volume de déploiement invérifiable. Chacun avance en revanche un signal vérifiable d'une nature différente. Le Mira a été distingué par un prix Innovation of the Year lors de l'ISSA Show North America 2025, une reconnaissance tierce de son approche, notamment de son déploiement sans cartographie. Le CC1 Pro, lui, met en avant sa conformité IEC 63327 et son appartenance à une gamme cohérente dont il reprend l'architecture, distribuée en France avec le réseau de service correspondant. Award d'innovation pour l'un, certification de sécurité pour l'autre : deux preuves de sérieux, à peser selon ce qui compte le plus pour votre site.

Prix et positionnement

Nous n'affichons pas de tarifs. Selon les tarifs distributeurs constatés, les deux machines se situent dans un couloir de prix voisin sur le segment des compacts premium, le Mira disposant d'un prix d'achat public constaté quand le CC1 Pro se négocie surtout en devis et en robot-service, stations en sus de part et d'autre. La transparence tarifaire penche légèrement vers le Gausium, mais l'écart réel se jouera au devis, station et kit compris, et il faudra le regarder à périmètre égal.

Verdict

Ce duel oppose deux excellents compacts, et le choix se fait sur les priorités. Le Mira impressionne par ses grandes cuves, son balayage-lavage simultané à haut débit, son déploiement immédiat sans cartographie et sa suite de capteurs très riche, le tout couronné d'un award d'innovation. C'est une machine rapide à mettre en service et taillée pour abattre du volume sur sols durs. Mais elle ne fait pas la moquette et ne publie pas de certification de sécurité.

Le CC1 Pro l'emporte de peu, sur trois arguments qui pèsent lourd dans un achat professionnel : il est certifié IEC 63327, il traite la moquette avec son kit, et surtout il vérifie son propre travail par caméra IA et relave les zones ratées, ce qui livre une preuve de qualité plutôt qu'un simple passage. Ajoutez son gabarit plus léger et son contrôle d'intensité d'eau par IA, et vous obtenez une machine qui rassure autant qu'elle nettoie. Le Mira reste un choix parfaitement défendable pour un site sur sols durs uniquement, qui privilégie la vitesse de déploiement et le débit de balayage. Mais pour un exploitant qui veut la certification, la polyvalence moquette et la garantie d'un résultat contrôlé, c'est le CC1 Pro qu'il faut retenir. Reste a confronter ce choix a la realite de vos surfaces, ce qu'une visite technique tranche en un passage.

Questions fréquentes

Le Gausium Mira nettoie-t-il plus vite que le CC1 Pro ?
En débit brut de couverture, oui : le Mira balaie et lave en un passage et affiche des rendements par mode plus élevés, portés par une vitesse de 1,4 m/s. Mais le CC1 Pro mise sur son mode spot IA, qui cible les zones sales, et sur son contrôle du résultat par caméra, qui évite les reprises. Le plus rapide sur le papier n'est pas toujours le plus efficace au réel.
Lequel traite la moquette ?
Le CC1 Pro, avec son kit dédié : il balaie, lave, aspire moquette comprise et dépoussière. Le Mira est présenté par Gausium pour les sols durs uniquement, la moquette n'est pas listée. Sur un site qui mêle sols durs et moquette, cette polyvalence est un atout du Pudu.
Le Mira, sans certification, est-il moins sûr ?
Il embarque une suite de capteurs très riche, plus de vingt éléments, mais il ne publie pas de conformité IEC 63327, la norme de sécurité des autolaveuses autonomes, que le CC1 Pro affiche. Une certification tierce est une preuve documentée, distincte du nombre de capteurs. Pour justifier la sécurité d'un robot devant du public, cette conformité compte.

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