Comparatif

Pudu BG1 ou Gausium Omnie : le duel des autolaveuses autonomes grands espaces

21 juillet 2026 · 9 min de lecture · Mis à jour 07/2026

Grand hall au sol dur lavé et séché

Deux autolaveuses autonomes pour très grandes surfaces, malls, aéroports, entrepôts, mais deux profils opposés. Le Pudu BG1, grande machine industrielle dévoilée en mars 2026 qui mise sur des réservoirs XL, le balayage et le lavage en un seul passage et une exploitation 24/7. Le Gausium Omnie, plus léger et plus rapide, moins de cuve mais des références de terrain déjà documentées.

Deux autolaveuses grands espaces, deux gabarits

Les deux robots visent les surfaces qui se comptent en dizaines de milliers de mètres carrés, malls, hypermarchés, aéroports, gares et entrepôts, mais ils n'ont pas le même format. Le BG1 est une grande autolaveuse industrielle : 1 195 × 760 × 1 303 mm pour 344 kg, avec un passage minimal de 850 mm. C'est une machine imposante, pensée pour abattre du volume sur de vastes dalles. L'Omnie est nettement plus compact : 810 × 700 × 1 070 mm pour 148 à 157 kg, soit un peu plus de la moitié du poids du Pudu et une hauteur plus basse. Cette différence a des conséquences concrètes : l'Omnie se faufile plus facilement, se transporte plus simplement d'un site à l'autre et manœuvre dans des zones plus contraintes, là où le BG1 assume sa masse pour porter de plus grands réservoirs. Deux réponses au même besoin, l'une par la puissance de rétention, l'autre par l'agilité.

Le nettoyage : balayage-lavage en un passage contre le disque haut débit

Sur le métier, les deux machines sont des multifonctions à sec et à l'eau, mais elles ne mettent pas l'accent au même endroit. Le BG1 combine le balayage et le lavage en un seul passage : un rouleau balaie les débris pendant qu'un disque extensible lave derrière, et sa brosse disque s'étend pour atteindre les murs et les pieds de rayonnage au plus près, un bord à bord proche de zéro. Il sèche dans la foulée, en un passage. Sa largeur de travail est de 550 mm, portée à 708 mm avec les brosses latérales. Le dosage de l'eau et du détergent est piloté par une IA bi-agent qui ajuste la chimie selon la salissure, un vrai levier d'économie d'eau et de produit.

L'Omnie joue la carte du débit. Selon le mode, il lave au disque sur 520 mm ou balaie au rouleau sur 780 mm, avec des brosses latérales qui nettoient au ras des murs, un bord à bord annoncé à 0 mm, et une raclette arrière qui rend le sol sec immédiatement. Attention à une nuance de fiche : la largeur de lavage est de 520 mm en version disque, mais la version rouleau descend à 406 mm selon les propres réserves du constructeur, la configuration livrée est donc à préciser au devis. Les deux robots traitent les sols durs, pierre, marbre, carrelage, PVC, époxy, béton, et aucun ne va sur la moquette. Sur la logique de nettoyage, le BG1 privilégie la complétude en un passage, l'Omnie la vitesse de traitement.

Réservoirs et endurance : le grand atout du BG1

C'est ici que le gabarit du BG1 se paie en avantage. Il embarque 75 litres d'eau propre et 60 litres d'eau sale, plus un bac à débris de 5 litres. L'Omnie se contente de 33 litres d'eau propre et 24 d'eau sale. Deux fois plus de cuve, cela change directement la surface traitée entre deux interventions : plus les réservoirs sont grands, moins il faut s'arrêter pour vider et remplir. Sur un très grand site, ce facteur pèse lourd, car chaque plein est une rupture de cycle. Côté endurance, le BG1 annonce 7,5 heures d'autonomie sur une batterie lithium 48 V de 90 Ah, soit 4,32 kWh, avec une recharge en 3 à 4,5 heures. L'Omnie affiche 3 à 8 heures selon le mode, sur une batterie LiFePO4 24 V de 60 Ah, soit 1,44 kWh, mais se recharge plus vite, en 2 heures. Le BG1 tient donc plus longtemps et porte bien plus d'eau, l'Omnie récupère par une recharge plus rapide, mais sur la capacité brute de travail continu, l'avantage revient nettement au Pudu.

Rendement : bien lire les deux modes

Les chiffres de rendement demandent de la précision, car chaque constructeur publie deux valeurs par mode et non une plage. Le BG1 annonce 2 000 m²/h en couverture complète et jusqu'à 6 000 m²/h en mode spot, quand la machine concentre son effort sur les zones repérées comme sales plutôt que de tout traiter. L'Omnie publie 2 621 m²/h en lavage au disque et 3 931 m²/h en balayage au rouleau. Comparer ces nombres bruts serait trompeur : ils ne recouvrent pas les mêmes opérations. En couverture méthodique, l'Omnie affiche des débits horaires supérieurs au BG1, signe d'une machine rapide, avec une vitesse de déplacement de 1,4 m/s contre 1,0 pour le Pudu. Mais le BG1 mise sur son mode spot à 6 000 m²/h pour couvrir énormément de terrain là où la saleté est localisée, et sur ses grands réservoirs pour enchaîner sans s'arrêter. Aucun des deux ne publie de rendement pratique mesuré, à valider donc en conditions réelles selon l'encombrement et la densité d'obstacles.

Navigation, capteurs et sécurité

Sur la perception, l'Omnie a la dotation la plus riche sur le papier. Il combine deux LiDAR, un 3D et un 2D, une caméra RGB, une caméra de profondeur 3D et une vision panoramique 360°, le tout au service d'un SLAM multimodal et d'un évitement à 360°. La cartographie se fait par poussée manuelle ou par auto-exploration. Le BG1 navigue par une fusion de LiDAR et de vision 3D VSLAM, avec détection des personnes et évitement dynamique, la version Pro de la gamme ajoutant un LiDAR 3D plus avancé. Les deux gèrent le multi-cartes et l'intégration des ascenseurs pour opérer sur plusieurs niveaux. Sur la sécurité normée, aucun des deux n'affiche de certification acquise pour ces modèles : le BG1 ne publie pas de conformité IEC 63327, et l'Omnie indique une conformité à cette même norme disponible sur demande, ce qui reste à obtenir au dossier. À départager au cas par cas avec les documents du constructeur.

Exploitation autonome : la workstation, condition du 24/7

Les deux robots visent une exploitation continue, mais il faut être précis sur ce qu'elle exige. Le BG1 prend en charge un fonctionnement 24/7, à une condition explicite : la workstation optionnelle, qui automatise le remplissage en eau propre, la vidange de l'eau sale et la recharge. Sans elle, le 24/7 annoncé ne tient pas, la machine dépend alors d'un passage humain pour ses pleins. C'est un point à intégrer au budget dès le départ, au même titre que les stations du reste de la gamme. L'Omnie fonctionne sur le même principe : un dock de charge pour le retour et la recharge autonomes, et une workstation optionnelle pour le remplissage et la vidange, ses tâches de maintenance quotidienne étant automatisables par cette station. Sur ce terrain, les deux se rejoignent : l'exploitation vraiment continue passe, dans les deux cas, par l'ajout d'une station qui gère l'eau. Le BG1 met en avant des réservoirs plus grands qui espacent d'autant les cycles, l'Omnie une recharge plus rapide.

Maturité et références : là où l'Omnie prend l'avantage

C'est le point le plus important de ce comparatif, et il faut le dire sans détour. Le BG1 a été dévoilé en mars 2026. À ce jour, Pudu ne publie aucune référence client pour le BG1 standard, et son recul de terrain est donc mince. Nous ne reprenons évidemment aucun volume de déploiement invérifiable pour appuyer l'un ou l'autre. Ce que l'on peut dire du BG1, factuellement, c'est qu'il s'inscrit dans une gamme Pudu cohérente, qu'il partage son architecture logicielle et ses stations avec le reste de la famille, et qu'il est distribué en France, ce qui soutient la disponibilité des pièces et la maintenance. Mais un acheteur qui engage une machine de ce calibre sur plusieurs années doit savoir qu'il serait, à cette date, parmi les premiers.

L'Omnie, lui, arrive avec un atout que le BG1 n'a pas encore : des références de terrain nommées et vérifiables. Il est déployé chez Auchan en France, et dans les aéroports de Milan Malpensa et Linate, entre autres. Pour un directeur d'exploitation, ces déploiements documentés dans des environnements exigeants, grande distribution et aéroports, valent bien plus qu'une fiche technique flatteuse : ils prouvent que la machine tient en conditions réelles. Sur l'axe de la maturité et de la preuve, l'Omnie devance nettement le BG1, et c'est un critère qui pèse lourd dans une décision d'achat.

Prix et positionnement

Nous n'affichons pas de tarifs. Le BG1 se vend sur devis, aucun prix n'étant publié, ses stations et accessoires venant s'ajouter à la machine. L'Omnie a un prix d'achat public constaté, hors dock et workstation, ce qui donne au moins un point d'ancrage à l'acheteur, là où le BG1 laisse tout au devis. En relatif, l'Omnie se positionne comme une machine haut de gamme à la tarification connue, quand le BG1, plus lourd et doté de plus grands réservoirs, se situera selon toute vraisemblance sur un segment industriel supérieur, mais sans repère public pour l'instant. La transparence tarifaire est ici du côté de l'Omnie, un avantage concret au moment de comparer des offres.

Verdict

Ce duel est le plus équilibré de la série, et il serait malhonnête de le trancher d'un revers de main. Le BG1 est, sur le papier, la machine la plus capable pour son usage cible, le nettoyage autonome de très grandes surfaces en continu : il porte deux fois plus d'eau que l'Omnie, balaie et lave en un seul passage, dose sa chimie par IA, tient 7,5 heures et vise une exploitation 24/7 via sa workstation. Pour un exploitant qui cherche le maximum de capacité et le minimum de passages humains sur un très grand site, c'est l'outil taillé pour la tâche. Mais cette supériorité de fiche s'accompagne d'une réserve que nous n'escamotons pas : le BG1 a été dévoilé en mars 2026, il n'a pas encore de référence client publiée, et son 24/7 dépend de la workstation optionnelle. L'acheter aujourd'hui, c'est accepter d'être un pionnier, et cela impose un pilote sur site avant tout déploiement de flotte.

L'Omnie fait le choix inverse et l'assume : moins de cuve, mais plus léger, plus rapide, mieux doté en capteurs, avec un prix public et surtout des références nommées chez Auchan et dans les aéroports de Milan. Pour un acheteur qui veut un déploiement rassurant et documenté dès maintenant, sans essuyer les plâtres, l'Omnie est le choix le plus sûr à cette date. Le verdict dépend donc de votre appétence au risque et de la taille de vos sites : le BG1 pour la capacité industrielle maximale et l'autonomie 24/7 sur de très vastes surfaces, à condition de piloter d'abord ; l'Omnie pour une valeur sûre, éprouvée et transparente. Dans les deux cas, l'arbitrage se valide sur vos sols et vos contraintes réelles lors d'un audit, c'est précisément le rôle d'un prestataire qui exploite ces machines plutôt que de les vendre.

Questions fréquentes

Le BG1 est-il plus performant que l'Omnie ?
Sur la capacité, oui : il porte 75 L d'eau propre contre 33, balaie et lave en un passage, dose sa chimie par IA et tient 7,5 heures, ce qui en fait une meilleure machine pour couvrir de très grandes surfaces en continu. L'Omnie est en revanche plus léger, plus rapide et mieux doté en capteurs, et il affiche des débits horaires supérieurs en couverture méthodique. Cela dépend de la taille du site et du besoin.
Pourquoi recommander l'Omnie malgré la fiche du BG1 ?
Parce que l'Omnie a des références de terrain nommées, chez Auchan et dans les aéroports de Milan, quand le BG1, dévoilé en mars 2026, n'a pas encore de référence client publiée. Pour une décision d'achat, cette preuve d'usage réel compte autant que la fiche technique. L'Omnie est donc le choix le plus sûr aujourd'hui ; le BG1 exige un pilote préalable.
Le fonctionnement 24/7 du BG1 est-il inclus ?
Il est pris en charge, mais il exige la workstation optionnelle, qui automatise le remplissage, la vidange et la recharge. Sans elle, la machine dépend d'un passage humain pour ses pleins et le 24/7 ne tient pas. Ce poste est à intégrer au budget dès le départ. L'Omnie fonctionne sur le même principe, dock plus workstation optionnelle.

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