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Actualité produit · Annonce du 8 septembre 2026

PUDU Auto-Empty Station : la station d'auto-vidange pour les balayeuses MT1 et MT1 Max, ce que l'on sait et ce que cela change

10 septembre 2026 · 14 min de lecture

Allée d'entrepôt logistique, terrain type des balayeuses autonomes MT1

Le 8 septembre 2026, Pudu Robotics a annoncé sur ses canaux officiels une station d'auto-vidange, l'« Auto-Empty Station », pour ses deux balayeuses autonomes, le PUDU MT1 et le PUDU MT1 Max. Le message tient en une phrase : le bac est plein, le travail n'a pas à s'arrêter. Le robot rejoint la station, se vide, repart. L'annonce est courte, en vidéo, sans fiche technique. Elle est pourtant, pour qui exploite une balayeuse autonome au quotidien, la plus importante de l'année sur cette gamme : la vidange manuelle du bac était le dernier geste qui empêchait un balayage robotisé de tourner seul une nuit entière. Cet article rassemble ce que le constructeur a publié, ce qu'il n'a pas encore dit, ce que la vidange représentait réellement sur un site, ce que la station change dans l'organisation et dans le coût d'exploitation, où se situe cette annonce par rapport au reste du marché, et ce que nous en ferons pour nos clients. Il sera complété dès que Pudu publiera les caractéristiques.

Ce que Pudu a annoncé, mot pour mot

L'annonce a été publiée le 8 septembre 2026 sur la page LinkedIn de Pudu Robotics, sous le titre « Introducing the PUDU Auto-Empty Station: The Final Step to Auto Cleaning », avec une vidéo de démonstration. Le texte du constructeur est bref. Il présente la station d'auto-vidange comme un accessoire commun aux deux balayeuses de la gamme, le PUDU MT1 et le PUDU MT1 Max, et en résume l'apport en quatre idées : le bac est plein, mais le travail n'a pas à s'arrêter ; le robot se vide automatiquement et retourne nettoyer ; moins d'arrêts, plus de temps de nettoyage ; chaque cycle de nettoyage continue d'avancer. Le constructeur qualifie cette étape de « dernière étape vers le nettoyage automatique », ce qui dit assez clairement comment il considère la vidange manuelle : comme la dernière interruption d'un cycle qu'il voulait continu.

L'annonce se limite à cette vidéo et à ce texte : ni le mécanisme de transfert, ni la manière dont la station elle-même se vide, ni les dimensions ne sont décrits. Aucun communiqué de presse, aucune fiche technique et aucune page produit n'accompagnent l'annonce à la date de publication de cet article ; les pages produit du MT1 et du MT1 Max sur le site du constructeur ne mentionnent pas encore la station.

C'est donc une annonce de disponibilité prochaine, au sens où les constructeurs de robotique de service l'entendent depuis deux ans : la vidéo précède la fiche, la fiche précède la disponibilité en Europe, et la disponibilité en Europe précède, de quelques semaines à quelques mois, les premières livraisons en France. Le précédent le plus proche est le robot laveur ET1, présenté en août 2026 avec sa station huit-en-un, dont la fiche technique a été publiée le jour de l'annonce ; la gamme GT, annoncée le 2 septembre avec des caractéristiques partielles, a suivi le même chemin.

Ce que le constructeur n'a pas encore publié, et ce que nous en déduisons

Pour un exploitant, une station de vidange se juge sur six données que l'annonce ne fournit pas. Nous les listons pour que le lecteur sache exactement ce qui reste ouvert, et nous indiquons pour chacune ce qu'il est raisonnable d'anticiper, en le présentant comme une déduction et non comme une caractéristique.

DonnéeCe que l'annonce ditCe que nous anticipons (déduction, à confirmer)
Capacité de la stationRienUn réceptacle nettement supérieur au bac de 35 L du robot, sans quoi la station ne ferait que déplacer le problème ; l'intérêt se mesure au nombre de vidages du robot que la station absorbe avant d'être vidée à son tour.
Durée du cycle de vidangeRienQuelques dizaines de secondes à quelques minutes, pour que le cycle reste compatible avec un plan de passage de nuit.
Mécanisme de transfertRien de précisAspiration ou basculement du bac ; le mode retenu conditionne le bruit, la poussière rejetée et la nature des déchets acceptés (fins, humides, volumineux).
Filtration et poussièreRienUne filtration à la station, au moins équivalente à celle du robot, faute de quoi la vidange remettrait en suspension ce que le balayage a capté.
Compatibilité avec le dock de chargeLa station est présentée comme un accessoire des MT1 et MT1 MaxSoit une station qui cumule charge et vidange, soit une station de vidange distincte du dock actuel ; dans le second cas, il faudra deux emplacements au sol.
Disponibilité et conditionsRienUne disponibilité en Europe dans les mois qui suivent l'annonce, une compatibilité avec le parc MT1 déjà installé à vérifier modèle par modèle, un prix sur devis, comme pour l'ensemble des accessoires de la gamme.

Nous n'irons pas plus loin dans la spéculation. Le tableau ci-dessus est ce qu'un acheteur doit demander à son fournisseur avant de compter sur la station dans un planning ; nous l'actualiserons ligne par ligne au fil des publications du constructeur.

Pourquoi la vidange du bac était le point faible du balayage autonome

Le MT1 et le MT1 Max sont des balayeuses à sec : ils ramassent poussières, débris, copeaux, feuilles, film plastique, tout ce que les allées d'un entrepôt, d'un atelier ou d'un parking accumulent entre deux passages. Ce qu'ils ramassent va dans un bac de 35 L. C'est une capacité correcte pour un robot de cette taille, et très petite au regard de ce que ces robots sont capables de couvrir : 1 800 m²/h en mode standard pour le MT1, 2 200 m²/h pour le MT1 Max, jusqu'à 6 000 et 7 000 m²/h en mode ciblé, sur des sites de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés.

Sur un sol propre, un bac de 35 L tient une vacation entière. Sur un sol chargé, une plateforme logistique en pleine activité, un atelier de transformation du bois ou du carton, un quai de chargement, un parking couvert à l'automne, le bac se remplit en une à trois heures. La suite est mécanique : le robot détecte le bac plein, s'arrête, et attend. Sur une vacation de nuit de huit heures, cela représente trois à huit vidages, à des heures où personne n'est là pour les faire. La solution habituelle consistait soit à faire passer le robot en journée, quand un agent peut vider le bac, ce qui fait perdre l'intérêt du créneau de nuit, soit à limiter le balayage aux zones peu salies, ce qui fait perdre l'intérêt du robot, soit à mobiliser une personne de nuit pour un geste de deux minutes toutes les deux heures, ce qui fait perdre l'intérêt économique.

Nous l'écrivions sans détour sur notre propre fiche du PUDU MT1, dans la section « points de vigilance » : le bac se vide manuellement, à un rythme qui dépend du site, et c'est à la démo que nous calons ce rythme sur les salissures réelles. Cette contrainte n'est pas propre à Pudu ; c'est celle de toutes les balayeuses autonomes sans station de vidange, quelle que soit la marque, et elle explique pourquoi le balayage robotisé s'est déployé moins vite que le lavage robotisé, dont les stations d'eau et de charge existent depuis plusieurs années.

Ce que change une station d'auto-vidange, concrètement

Le changement est d'abord un changement d'unité de temps. Sans station, le rythme du balayage autonome est celui du bac : quelques heures. Avec une station, le rythme devient celui du réceptacle de la station : plusieurs jours, selon la capacité que le constructeur annoncera. Pour l'organisation d'un site, cela signifie que la balayeuse devient une machine à cycle complet, comme une autolaveuse équipée de sa station d'eau : elle balaie, se vide, se recharge, repart, et la seule intervention humaine consiste à vider la station à un moment choisi, en journée, par un agent qui est déjà sur place pour autre chose.

  • Le créneau de nuit devient réellement exploitable. Un MT1 peut enchaîner une vacation complète, 4 à 8 heures selon le mode, puis une seconde après recharge, sans qu'une personne ne soit présente. Les sites qui tournent en 3×8 gardent le balayage sur les heures creuses ; les sites fermés la nuit récupèrent huit heures de balayage sur des allées libres de chariots.
  • Le périmètre couvert s'élargit aux zones les plus sales. Ce sont celles que l'on excluait du plan de passage parce qu'elles remplissaient le bac en une demi-heure : abords des lignes de production, zones de dépotage, quais, entrées. Avec une station, ce sont au contraire les zones où le robot rend le plus.
  • Le plan de passage se conçoit en surface, plus en vidages. Aujourd'hui, un plan de balayage autonome se dessine en fonction de la position de la personne qui videra le bac. Avec une station, il se dessine en fonction des salissures et des flux, ce qui est le bon critère.
  • L'astreinte disparaît du coût. Le coût réel d'une balayeuse autonome sans station comprend les minutes de vidage, qui sont peu de chose, et surtout la contrainte de présence, qui pèse lourd : c'est elle qui obligeait à choisir entre le créneau utile et l'autonomie. La station enlève la contrainte, pas seulement les minutes.
  • La qualité devient plus régulière. Un robot qui s'arrête bac plein à 2 h du matin laisse la moitié du site non balayée jusqu'à l'arrivée de l'équipe. Un robot qui se vide et repart finit son plan. La traçabilité, que le robot enregistre passage par passage, devient une traçabilité de plan terminé, pas de plan interrompu.

Il faut être précis sur ce que la station ne change pas. Elle ne change pas la nature de la machine : le MT1 balaie à sec, il ne lave pas, et un sol industriel a besoin des deux, balayage fréquent et lavage à la bonne fréquence. Elle ne change pas le rôle de l'agent : le robot tient la surface, l'agent tient la technique, les bords, les zones encombrées, le contrôle visuel, le lavage. Et elle ne dispense pas du paramétrage : une station mal placée, dans une zone de passage de chariots ou loin des zones les plus sales, fait perdre en trajets ce qu'elle fait gagner en vidages. C'est un point que nous traiterons à la démo, comme le positionnement du dock aujourd'hui.

Un exemple chiffré, sur un entrepôt type

Prenons une plateforme logistique de 15 000 m² d'allées balayables, en activité de 6 h à 22 h, avec une salissure moyenne à forte : cartons, films, poussière de béton. Un MT1 à 1 800 m²/h couvre les allées en un peu plus de huit heures de balayage effectif, soit une vacation de nuit complète en tenant compte des trajets et d'une recharge. Sans station, sur ce type de sol, le bac se remplit toutes les deux heures environ : quatre vidages entre 22 h et 6 h, à faire par quelqu'un. Dans la pratique, le site choisit un des trois compromis décrits plus haut, le plus souvent le balayage de jour sur une partie des allées, et le robot rend la moitié de ce qu'il pourrait rendre.

Avec une station de vidange, le même robot balaie les 15 000 m² chaque nuit, se vide quatre fois à la station, se recharge, et l'agent de jour vide la station une ou deux fois par semaine, selon sa capacité, en même temps qu'il contrôle la machine. Le site passe de « une partie des allées, quelques fois par semaine, en journée » à « toutes les allées, toutes les nuits », avec le même robot et la même équipe. C'est cet écart, plus que le temps de vidage lui-même, qui justifie l'annonce du constructeur.

Ces chiffres sont des ordres de grandeur, calés sur ce que nous observons sur les sites que nous exploitons ; le nombre réel de vidages dépend du sol, de l'activité et de la saison, et c'est précisément ce que la démo mesure.

Où se situe cette annonce par rapport au reste du marché

Sur les autolaveuses autonomes, la station complète est devenue la norme sur les modèles récents : charge, remplissage d'eau propre, vidange d'eau sale, parfois rinçage. La Kärcher KIRA B 50 et la KIRA B 200, les Gausium Scrubber 50 Pro, la Tennant X6 ROVR avec sa station XC1, la Cleanfix RA 660 Navi XL avec son option « Unlimited », l'Adlatus CR700 avec sa station S700, et bien sûr les Pudu CC1 et BG1, proposent toutes une autonomie de bout en bout sur l'eau et l'énergie. Le guide des robots de nettoyage professionnels le montre modèle par modèle.

Sur les balayeuses et les aspirateurs autonomes, c'est beaucoup plus rare. Dans les 106 modèles que nous suivons, la vidange automatique des déchets secs n'est documentée que sur une poignée de machines, dont la Fybots sweep XL et sa station fy-dock ; la plupart des balayeuses autonomes, y compris chez les constructeurs les mieux établis, se vident à la main, et plusieurs aspirateurs autonomes compensent par un grand sac plutôt que par une station. La raison est technique : transférer des déchets secs hétérogènes, poussières fines et débris volumineux mélangés, sans les remettre en suspension et sans bourrage, est plus difficile que transférer de l'eau.

L'annonce de Pudu place donc les MT1 et MT1 Max dans le petit groupe des balayeuses autonomes à cycle complet. Si les caractéristiques suivent, ce sera un argument de différenciation net sur les sites industriels et logistiques, où le balayage est le besoin dominant et où la vidange était l'objection dominante. Nous mettrons le tableau des modèles du marché à jour dès que la station sera disponible, afin que la colonne « station » distingue la charge seule de la charge avec vidange.

Pour quels sites l'auto-vidange change le plus

  • Plateformes logistiques et entrepôts : allées longues, cartons et films, poussière de béton ; le MT1 y est déjà le modèle le plus déployé de la gamme, et la vidange y était la première contrainte. Voir notre protocole de nettoyage d'un entrepôt logistique.
  • Usines et ateliers : copeaux, poussières de process, déchets d'emballage ; les zones proches des lignes, exclues jusqu'ici du balayage autonome, deviennent couvrables. Voir nettoyage industriel robotisé.
  • Parkings couverts, abords et zones semi-extérieures : feuilles, gravillons, sable ; c'est le terrain du MT1 Max, avec son LiDAR 3D, sa protection IP54 et son franchissement de seuils, et celui où les bacs se remplissent le plus vite en automne.
  • Grandes surfaces et centres commerciaux, en arrière-boutique et en réserve : cartons, cerclages, poussière ; le balayage de nuit en réserve était limité par la vidange, moins qu'en surface de vente.
  • Sites multi-robots : lorsqu'un MT1 balaie avant qu'un CC1 ou un BG1 ne lave, la station de vidange aligne enfin l'autonomie de la balayeuse sur celle de l'autolaveuse, et la séquence balayage puis lavage peut s'enchaîner de nuit sans personne.

Ce que nous en ferons pour nos clients

Easy to Clean est distributeur agréé PUDU en France et exploite des MT1 et des MT1 Max dans ses contrats de nettoyage robotisé. Nous n'avons pas encore la station entre les mains ; nous n'en donnerons donc ni date, ni capacité, ni tarif avant que le constructeur ne les publie. Ce que nous pouvons dire dès maintenant tient en trois points.

Premièrement, la station s'inscrira dans les deux modalités de notre offre, la location tout compris et l'achat avec contrat de maintenance, sur devis, avec la même démo, le même paramétrage et la même continuité de service de 72 heures que le reste de la gamme. Deuxièmement, pour les sites déjà équipés d'un MT1 ou d'un MT1 Max, nous vérifierons la compatibilité de leur robot avec la station dès que Pudu aura précisé les conditions, et nous proposerons son ajout au contrat en cours quand elle apporte un gain réel, c'est-à-dire sur les sites où le nombre de vidages limite aujourd'hui le plan de passage. Troisièmement, pour les sites qui hésitaient à robotiser le balayage à cause de la vidange, l'annonce change la réponse : nous pouvons dès maintenant concevoir le plan de passage en anticipant la station, et démarrer avec un rythme de vidage manuel calé à la démo.

Cet article sera mis à jour à chaque publication du constructeur : fiche technique, page produit, disponibilité en Europe, premières livraisons en France. Les fiches PUDU MT1 et PUDU MT1 Max le seront en même temps.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la PUDU Auto-Empty Station ?
C'est une station d'auto-vidange annoncée par Pudu Robotics le 8 septembre 2026 pour ses balayeuses autonomes MT1 et MT1 Max. Le robot s'y accoste quand son bac de 35 L est plein, transfère les déchets dans la station et reprend son plan de balayage seul. Le constructeur n'a pas encore publié ses caractéristiques techniques.
Quelle est la capacité de la station d'auto-vidange ?
Le constructeur ne l'a pas publiée. Pour qu'une station ait un intérêt, sa capacité doit permettre plusieurs vidages du bac de 35 L du robot avant d'être elle-même vidée ; c'est ce nombre de vidages absorbés qui fera l'intérêt réel de la station. Nous mettrons cette réponse à jour dès la publication de la fiche technique.
La station est-elle compatible avec un MT1 déjà installé ?
Pudu présente la station comme un accessoire du MT1 et du MT1 Max, sans préciser si le parc déjà installé est compatible ou si une version du robot est requise. Pour nos clients équipés, nous vérifierons la compatibilité de chaque robot dès que le constructeur aura précisé les conditions.
Quand la station sera-t-elle disponible en France ?
Aucune date n'a été communiquée. Sur les lancements précédents de la gamme, la disponibilité en Europe a suivi l'annonce de quelques semaines à quelques mois. Nous informerons nos clients dès l'ouverture des commandes.
Combien coûte la station d'auto-vidange ?
Le prix n'est pas publié. Chez Easy to Clean, la station s'inscrira dans le contrat, en location tout compris ou à l'achat avec maintenance, sur devis établi après la démo, comme l'ensemble de la gamme.
Une balayeuse autonome sans station de vidange est-elle inutile ?
Non. Sur un sol peu à moyennement sali, un bac de 35 L couvre une vacation entière, et de nombreux sites exploitent des MT1 sans autre contrainte qu'un vidage par jour. La station change surtout la donne sur les sols très chargés et sur les créneaux de nuit, où le nombre de vidages imposait la présence d'une personne.
Le MT1 lave-t-il aussi le sol ?
Non. Le MT1 et le MT1 Max sont des balayeuses à sec ; ils ramassent poussières et débris, ils ne lavent pas. Le lavage relève d'une autolaveuse autonome, comme le PUDU CC1 ou le BG1, ou de l'équipe de nettoyage, à la fréquence adaptée au site. Le balayage robotisé et le lavage se combinent dans le même plan de passage.

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